L’avortement est l’exemple emblématique et malheureux d’un droit imposé par la force. Ce droit ne repose évidemment sur aucune base naturelle, à part le fait qu’il remonte certainement aux débuts de l’humanité. Comment pourrait-on le qualifier de naturel quand on observe le fait [naturel] de l’enfantement ? Le devenir d’une femme enceinte n’est-il pas de mener sa grossesse jusqu’à son terme et d’élever son enfant ? C’est pourtant ce fait naturel que les militants pour l’avortement tentent de masquer continuellement.
L’épreuve du temps montre que lorsque l’on s’oppose à la nature des choses, celle-ci finit toujours par reprendre le dessus. Dieu n’a pas permis à travers sa création que la loi naturelle soit vaincue par le mal. La nature n’est que blessée.
Actuellement, on commence à parler des graves dépressions engendrées par la perte de l’enfant tué, ainsi que de sentiments de culpabilité qui perdurent toute la vie. Il apparaît de plus en plus certain que ce faux droit serait bien fragile sans cette législation contraignante.
Qui accepterait de soutenir ou de pratiquer des avortements, si le droit à l’objection de conscience n’était pas limité ? Car, aujourd’hui les hôpitaux publics ont l’obligation de pratiquer les IVG. De même que les pharmaciens ne peuvent refuser de délivrer le RU 486.
La loi accorde des crédits pour le planning familial. Et il n’y a pas de mystère sur les financements publics et parapublics des associations pro-avortements. Toutes ces organisations truffent notre territoire de relais de diffusion . Qu’en serait-il si ces financements disparaissaient ?
Des plaintes réclament d’autres mesures, affirmant que ce n’est pas suffisant, que l’avortement devrait être plus facile d’accès. Pourquoi cette fuite en avant ? parce qu’ils ont peur, peur que ce à pourquoi ils se sont battus s’écroule brutalement comme un château de cartes. Au fond, ils sentent qu’ils rament à contre-nature, que l’avortement n’est qu’un artifice de droit et qu’il ne peut se maintenir que par la force. L’histoire leur donne raison, les médecins pratiquant l’avortement sont de moins en moins nombreux et les militants plus rares. Après avoir accepté lâchement la collaboration, le corps de santé ressent de plus en plus un sentiment de dégoût qui a pris le dessus. Sans le soutient de la législation et des finances publics, il n’y aurait plus guère de médecins acceptant de pratiquer un tel acte et encore moins de militants. Le droit à l’avortement ne servirait à rien puisqu’il n’y aurait plus que les avortements clandestins, comme avant la loi Veil.
L'avortement est un faux droit, et il ne faut pas le considérer autrement. Vouloir l'inscrire dans une déclaration de droit, même la plus importante, comme la déclaration universelle des droits de l'homme, n'y changera rien, car un droit non naturel ne sera jamais reconnu dans les consciences.
