Plusieurs appels de personnalités catholiques ont incité, à mots couverts, à voter blanc. Cet appel a été entendu, si l’on tient compte de l’évolution de l’abstention et du vote blanc depuis les élections présidentielles de 1965.
En effet, ceux-ci n’ont cessé d’augmenter. De 1965 le vote blanc ou nul a progressé de 248 423 voix à 1 769 904 et l’abstention de 4 410 441 voix à 8 359 440 en 2002. Ces deux évolutions montrent surtout la désaffection des français vis à vis de leurs hommes politiques pour leur aptitude à œuvrer pour le bien commun du pays.
Or en 2007, nous devions nous attendre à un effondrement du vote blanc ou nul ainsi que de l’abstention, devant les immenses espoirs qu’a su orchestrés l’équipe de Nicolas Sarkozy.
Mais les votes blancs, nuls et l’abstention n’ont pas reflués. Ils sont restés stables ! Soit 1 569 450 pour le vote blanc ou nul et 7 128 894 pour l’abstention.
Cela tient en partie au vote catholique. Un certain nombre de chrétiens ont tenu compte du contenu du programme et des déclarations des candidats, sachant qu’aucun des sélectionnés du second tour ne respectait les points fondamentaux défendus par l’Eglise. Le retour de la morale républicaine vantée par Nicolas Sarkozy, suivi à la traîne de Ségolène Royal ne semble pas avoir convaincu tout le monde. Qui sont ces candidats qui appellent à la moralité publique ? Des quinquagénaires aux vies dissolues. L’un étant marié en apparance et l’autre vivant « officiellement » en concubinage avec le secrétaire national du Parti Socialiste.
Leur programme est aussi un appel à la poursuite de la culture de mort.
On ne peut pas chiffrer le nombre de catholiques qui ont choisi l’option du vote blanc. Mais, il est certain que les catholiques ont apporté leur contribution au maintien du vote blanc, nul ou à l’abstention. Enfin il faut souligner qu’au second tour, la répartition se fait entre ceux qui on voté blanc et ceux qui ne se sont pas déplacés, pensant de toute façon voter blanc.
Autrement dit, le désir de vote blanc se situe entre 1 569 450 et 7 128 894 votants, (tous n’étant pas catholiques et désirant voter blanc).
Ces résultats nourrissent beaucoup d’espoir :
- D’une part, cela montre qu’un processus de maturation des catholiques est en route. Ce processus est confirmé par le fait que nous n’avons jamais vu autant d’appels à réfléchir sur les candidats et leurs programmes, et que les lobbies et mouvements catholiques montent en puissance.
- D’autre part cela prouve que les catholiques sont capables de s’unir et de peser dans les décisions futures pour le bien de tous.
Le vote catholique a pesé et il pèsera bientôt davantage si nous sachons profiter du vent en poupe !
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